ecoute "DIVE INTO DREAMS - partie 3: Vortex Teleportation" (extrait) 

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  • durée: 18'00, première version bande magnétique en 1994, remixé et composé en numérique en 2008, ISWC: T-702.366.387.0

(Plonge dans les rêves, mais reviens!)

Un voyage dans un monde dont on peut oublier de revenir, comme dans le thème désormais mythique du plongeur ami des dauphins, popularisé par le film de Luc Besson "Le grand bleu".

1. exploration émerveillée,
2. ivresse abyssale,
3. retour ascensionnel à l'air libre ("Vortex Teleportation").

L'auditeur est immergé dans des champs de forces matérialisés par les populations d'objets sonores et le ballet de leurs trajectoires. Par exemple les objets plutôt harmoniques, mélodiques et minimaux évoquent le calme éternel des grands fonds, tandis que ceux anharmoniques, aléatoires et contrastés évoquent les attractions irrésistibles.
Au début les glissades en spirales attirent vers les merveilles abyssales. Puis la musique devient ralentie, contemplative, mais attentive. Enfin, les tourbillons agités appellent à la remontée urgente vers l'air libre

Matériel sonore: dive
L'élaboration de l’œuvre s'est faite historiquement en deux temps: une première version brute à partir de moyens analogiques en 1994, et la présente version aboutie, reprenant ces matériaux avec les outils  numériques récents.
Le système de synthèse analogique originalement mis en place exploitait les phénomènes de résonance et de décalage fréquentiel induits par des bouclages à la fois électroniques et acoustiques. Les sons glissent spontanément dans toutes les dimensions, conformément aux propriétés d'un univers créé par l'organisation de l'appareillage électronique, accordé et utilisé comme un instrument de musique semi-automatique, préparé spécialement pour chacune de trois parties.
Ce schéma électroacoustique reposait principalement sur le module PV d'un synthé ROLAND SPV-355, capable de piloter un autre synthé RSF Kobol  à partir de l'analyse fréquentielle du signal d'un microphone éloigné de plusieurs mètres. Trois magnétophones à bande en cascade permettaient de régler les boucles temporelles. La phase "exploration" utilise surtout le couplage des glissades spatiales et fréquentielles. La phase  "ivresse"  emploie un "feed back fréquentiel", c'est à dire que le son diffusé est re-capté à une certaine distance pour piloter le synthétiseur, attirant ainsi tout objet selon la force de dérive du système. Enfin la phase "retour" accroche la synchronisation de séquences tourbillonnantes au système d'écho.
Ce sont les bandes magnétiques résultantes qui ont été découpées pour réaliser le montage, dans de bien meilleures conditions qu'à l'origine, grâce aux techniques numériques multi-pistes.